Les confessions d'un octogénaire T2 / Nievo, Ippolito / Réf28387

Category: Livres,Romans et littérature,Littérature italienne

Les confessions d'un octogénaire T2 / Nievo, Ippolito / Réf28387 Details

Editions Club Bibliophile de France. Collection La comédie universelle. Couverture rigide, livre relié, demi reliure cuir dos à quatre nerfs, dos titre doré, année 1952, 337 pages, Format in-8, état du livre: Très bon. Le prix tient compte de l'état du livre. Envoi de votre livre dans un emballage soigné, expédition rapide.

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Une ?uvre magistrale, écrite au milieu du dix-neuvième siècle. Ippolito Nievo retrace la vie d'un personnage imaginaire, Carlo Altoviti, noble de Venise. Parvenu au crépuscule de sa vie, il raconte l'itinéraire d'un orphelin, épris de liberté et fier de son pays, qui parviendra aux plus nobles fonctions dans l'Italie napoléonienne, avant de s'enfuir pour l'Argentine et revenir beaucoup plus tard dans son Frioul natal. Recueilli par sa tante, une riche patricienne de Venise, qui va le traiter comme un domestique, il va très vite s'attacher à sa cousine Pisana, qui va devenir l'amour de sa vie. Que de destins contrariés, en ces temps de conquêtes et de guerres fratricides ! Amours et désamours, batailles sanglantes, exils, trahisons se succèdent au fil des 800 pages de ce roman-fleuve, haut en couleurs et d'une richesse psychologique et politique hors du commun. Au-delà du fil rouge constitué par les amours de Carlo et de Pisana, c'est tout un pan de l'histoire de l'Italie qui défile sous nos yeux. Sous les traits de la belle et volage cousine, c'est également un très beau portrait de femme qui est brossé par cet auteur, fleuron des belles italiennes. La complexité des personnages, leur évolution psychologique au gré des forces qui contrarient ou favorisent leurs aspirations, font penser à Stendhal mais préfigurent largement la littérature du vingtième siècle. Hélas, malgré ces qualités exceptionnelles, et le fait que l'on s'attache très vite aux personnages et à leur destin, la lecture est rendue difficile par la faiblesse de la traduction, ou plutôt la négligence de l'éditeur (pour rester poli) : pas une seule page sans sa dizaine de fautes de français (d'accord, de conjugaison) qui nécessitent parfois de lire deux fois la même phrase pour en pénétrer le sens. Pour une collection prestigieuse comme la "Littérature étrangère" chez Fayard, quel manque de respect pour un grand, très grand représentant des lettres italiennes, et pour le lecteur lambda, qui souffre !